Michel Berson (divers gauche) m.berson@senat.fr
Claire-Lise Campion (PS) cl.campion@senat.fr
Serge Dassault (UMP) s.dassault@senat.fr
Vincent Delahaye (Parti Radical) v.delahaye@senat.fr
Jean-Vincent Placé (EELV) jv.place@senat.fr
samedi 2 octobre 2010
vendredi 20 août 2010
dimanche 13 juin 2010
DOSSIER spécial "Coupe du Monde"
Ce mois-ci, démarrage de la coupe du monde. Au stade, dans les cafés devant les écrans ou en soirée foot-bière-pizza... une foule pas très mixte supporte son équipe. "Le foot, c'est pour les mecs, c'est bien connu !" Si une fille s'y intéresse, c'est qu'elle adore « mater » les joueurs et si elle y joue c'est qu'elle n'est pas très féminine... le ballon rond serait donc réservé aux hommes ?
Le sport, et notamment le foot, reste un symbole de la virilité. Il représente la force physique, apanage de l'homme, et non de la femme « fragile ». Que cela soit pour jouer ou le regarder, le foot est également un moyen de sociabilisation. La femme, traditionnellement cantonnée au foyer, n'est pas considéré à sa place dans ses moments d'échanges publics.
Pourtant, en Europe, les femmes y jouent depuis plus d'un siècle avec de nombreux obstacles... En Angleterre, en France ou encore en Allemagne, les fédérations masculines ont tenté d'empêcher la féminisation de ce sport.
En 1941, Vichy « interdit rigoureusement » sa pratique sous prétexte qu'elle est jugée « nocive pour les femmes ». En Allemagne, la fédération interdit aux femmes de jouer jusqu'en 1970. Encore aujourd'hui, le foot est interdit pour de nombreuses femmes. En Iran, c'est seulement depuis 1997 que les clubs de football ont officiellement droit à former les équipes de foot féminin dans les salles fermées. Pour certaines, jouer est un combat pour l'émancipation. Les femmes des « womens fighters » au Zanzibar luttent les mentalités pour pouvoir jouer (voir le film Zanzibar soccer queens). Cette lutte est un des symboles de leur émancipation.
Dans le sport comme au travail ou à la maison, l’égalité des femmes et des hommes pourtant souvent reconnue dans nombre de discours est encore difficile à obtenir dans les faits. La féminisation de sports comme le foot remet en question la vision convenue de la féminité et ne va pas sans obstacles. Le ballon... miroir des inégalités.
Le sport, et notamment le foot, reste un symbole de la virilité. Il représente la force physique, apanage de l'homme, et non de la femme « fragile ». Que cela soit pour jouer ou le regarder, le foot est également un moyen de sociabilisation. La femme, traditionnellement cantonnée au foyer, n'est pas considéré à sa place dans ses moments d'échanges publics.
Pourtant, en Europe, les femmes y jouent depuis plus d'un siècle avec de nombreux obstacles... En Angleterre, en France ou encore en Allemagne, les fédérations masculines ont tenté d'empêcher la féminisation de ce sport.
En 1941, Vichy « interdit rigoureusement » sa pratique sous prétexte qu'elle est jugée « nocive pour les femmes ». En Allemagne, la fédération interdit aux femmes de jouer jusqu'en 1970. Encore aujourd'hui, le foot est interdit pour de nombreuses femmes. En Iran, c'est seulement depuis 1997 que les clubs de football ont officiellement droit à former les équipes de foot féminin dans les salles fermées. Pour certaines, jouer est un combat pour l'émancipation. Les femmes des « womens fighters » au Zanzibar luttent les mentalités pour pouvoir jouer (voir le film Zanzibar soccer queens). Cette lutte est un des symboles de leur émancipation.
Dans le sport comme au travail ou à la maison, l’égalité des femmes et des hommes pourtant souvent reconnue dans nombre de discours est encore difficile à obtenir dans les faits. La féminisation de sports comme le foot remet en question la vision convenue de la féminité et ne va pas sans obstacles. Le ballon... miroir des inégalités.
Les articles du DOSSIER spécial "Coupe du Monde"
- Le football, un sport d’hommes ?
- La coupe du monde de foot... au féminin
- Etre footballeuse en Iran
Complément web du journal n°8
Sortie du journal n°8 spécial culture
Samedi 12 juin, nous avons marché. Des milliers de femmes et d’hommes ont défilé dans les rues de Paris à l’occasion de la Marche Mondiale des Femmes. Après la fête des 40 ans du mouvement de libération des femmes le dimanche précédent, cet évènement est venu clore un printemps très féministe, du côté des mobilisations en tous cas. Car la Marche Mondiale des Femmes nous l’a rappelé : en matière de droits des femmes, les inégalités persistent dans les faits en France comme dans tous les pays du monde. En Afrique du Sud, où un adulte sur cinq est atteint par l’épidémie de VIH/sida, notamment dans les zones rurales, des dizaines de milliers de femmes sont violées chaque année. A l’occasion de la coupe du monde de football, Amnesty International a interpellé le gouvernement pour qu’il redouble d'efforts dans sa lutte contre les atteintes persistantes aux droits des femmes à la dignité et à l'égalité. Salaires, tâches ménagères, violences ou accès à la culture et à la citoyenneté : être femme, ici ou ailleurs, c’est de toute façon être en position d’infériorité. C’est ce qu’ont dénoncé les militantes et militants d’Osez le féminisme le 3 juin dernier en recouvrant les stations de métro parisiennes d’affiches interpellant les passantes et les passants. Les réactions ont été nombreuses et montrent que le sujet ne laisse pas indifférent les citoyennes et citoyens. A nous de faire en sorte que le politique s’en empare également et agisse pour améliorer les droits des femmes.
jeudi 13 mai 2010
Sortie du journal n°7 spécial "éducation"
Un 1er mai pour l'égalité ! Osez le féminisme a manifesté le 1er mai aux côtés des salariés pour mettre l’accent sur le retard qui existe encore en matière de droits des femmes dans le monde du travail. Les chiffres sont peu connus : les femmes gagnent toujours en moyenne 27% de salaire en moins que les hommes et constituent 80% des travailleurs touchant un salaire inférieur au Smic. Rappelons aussi que les chefs des moyennes et grandes entreprises sont à 93% des hommes, et qu’il y a moins de 8% de femmes dans les Conseils d’administration des sociétés du CAC 40. Cette manifestation s’inscrivait alors que le gouvernement a annoncé son intention de réformer le système de retraites. Les précédentes réformes (1994 et 2003) ont pourtant montré leurs effets : baisses des cotisations et accroissements des inégalités femmes – hommes (études de l’INSEE). Osez le féminisme s’inquiète de la volonté affichée par Nicolas Sarkozy d’allonger la durée de cotisation. Les femmes, qui touchent déjà 40% de retraites en moins que les hommes, vont subir de plein fouet les conséquences d’une telle réforme. A la clé, elles verront leur situation sociale se dégrader un peu plus. Osons donc une réforme des retraites solidaires, qui place l’augmentation des pensions et l’égalité femmes – hommes comme priorités !
mardi 13 avril 2010
Sortie du journal n°6 spécial "maternité"
Maternité : une affaire politique. Non merci, pas de roses pour ces dames ! En ce centième anniversaire du 8 mars, journée internationale des luttes des femmes pour leurs droits et non journée de LA femme, nous étions plusieurs milliers dans la rue à rappeler que l'égalité femmes - hommes n'est pas acquise. Au lendemain de cette journée, certains aimeraient nous voir ranger nos banderoles jusqu'à l'année prochaine. Eh bien non ! Les débats récents - et nouveaux - dans les médias autour du féminisme montrent que si le sujet intéresse, il reste beaucoup d'idées reçues à démonter et beaucoup de droits à faire respecter. Dans la lignée du dernier ouvrage d'Elisabeth Badinter, nous avons choisi ce mois-ci de nous intéresser à la maternité. L'ère de la culpabilisation des mères, de l'enfermement dans un rôle maternel traditionnel semblait en passe d'être révolue. Pourtant, l'idée que les femmes seraient les mieux placées pour nourrir et élever les enfants a de nouveau le vent en poupe. Et c'est en s'appuyant sur un soi-disant déterminisme naturel que l'autonomie, notamment économique, des femmes est peu à peu détricotée. En gardant les enfants : point de salaire décent ni de cotisation pour la retraite. En gardant un travail : un impératif absolu de réussir à "concilier" vie professionnelle et familiale au prix de rythmes souvent épuisants. Et si c'était plutôt à la société de s'adapter pour permettre aux parents d'assumer à parts égales leurs responsabilités et non aux femmes de jongler ? Au lieu de maternité, on pourrait alors enfin parler de parentalité.
samedi 13 février 2010
Sortie du journal n°5 spécial plaisir féminin
Et si on prenait son pied ? La contraception est massivement diffusée, la loi pour l'avortement a 35 ans, la sexualité féminine s'étale sur les couvertures des magazines : on aurait presque le sentiment que tout va bien pour le corps des femmes. Pourtant en y regardant de plus près, la situation n'est pas vraiment rose.
Au delà des tabous religieux et des injonctions commerciales qui enferment les corps dans des carcans bien étroits, le droit des femmes à disposer de leur corps est aujourd'hui matériellement remis en cause. Le droit à l'avortement ? Il est rendu aléatoire par les fermetures de nombreux centres IVG. La contraception ? Elle reste cantonnée au "tout pililue" au lieu d'être adaptée à chacune et de nombreux moyens de contraception ne sont pas remboursés. Les stéréotypes sexuels ? Ils ont la vie dure. Dans la récente exposition "Zizi sexuel" à la Villette, aucune mention n'était faite du clitoris. On prétend faire découvrir leur coprs aux enfants en omettant "juste" l'organe qui procure le plaisir sexuel aux femmes.
Le droit des femmes à disposer de leur corps (qu'il s'agisse de plaisir sexuel, de contraception ou d'IVG) est donc encore une bataille d'actualité. C'est d'ailleurs le cas de l'ensemble des combats féministes : égalité professionnelle, lutte contre les violences, défense de la laïcité, etc. Autant de raisons de se mobiliser : le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, arrive à grands pas. Osez le feminisme se mobilisera à l'occasion des manifestations organisées et appelle toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec les inégalités à descendre dans la rue à nos côtés !
mardi 5 janvier 2010
Sortie du journal n°4
2010, une année résolument féministe ! Le premier ministre l'a annoncé : les violences faites aux femmes seront "grande cause nationale" de l'année 2010. Cette annonce est la conséquence des récentes mobilisations féministes - notamment de celles de l'année 2009 : manifestation du 17 octobre, rassemblements contre les violences, défenses des centres d'avortement menacés. La question des droits des femmes avance dans les esprits et les 40 ans du MLF que nous fêterons cette année vont permettre d'accentuer la tendance. Cela ne suffit malheureusement pas pour que l'égalité avance dans la réalité.Nous avons choisi de nous pencher ce mois-ci sur la situation des femmes en politique. Pourquoi la politique ? D'abord parce qu'elle est l'expression cruelle de ce que nous sommes restés : une société qui laisse les femmes à l'écart de la vie publique. Malgré toutes les anvancées gagnées au XXème siècle par les mobilisations féministes, nous n'avons pas de quoi être fiers de nos 18,5% de femmes députées. Aussi parce qu'elle est un lieu où s'expriment avec dureté les rapports de domination des hommes sur les femmes. Un vaste terrain d'observation et de travail.
En vous souhaitant bonne lecture, nous appelons de nos voeux une année 2010 aux couleurs des droits des femmes et de l'égalité. Cela dépend aussi de chacune et de chacun de nous : abonnez-vous et engagez-vous !
vendredi 13 novembre 2009
Sortie du journal n°3 spécial "L'image des femmes dans la pub"
Quelque chose s’est passé le 17 octobre dernier. Les féministes sont descendus dans la rue pour exiger l'égalité des droits entre les femmes et les hommes. Près de 15000 manifestantes et manifestants ont battu le pavé. On n'avait pas vu ça depuis près de 10 ans. Il aura fallu que le gouvernement remette en cause les crédits alloués au planning familial en janvier dernier pour que la perspective d'une telle manifestation naisse dans la tête des principales organisations du mouvement féministe français. Après plus de six mois de préparation, le résultat est là : les droits des femmes et le féminisme sont redevenus un sujet qui intéresse. Un sujet qui intéresse tout le monde : les femmes comme les hommes, celles qui se sont battues pour gagner le droit à l'avortement comme celles pour qui ce droit semblait définitivement acquis. Nous le savions dès le début : en matière d’égalité, il ne suffit pas d'une manifestation pour imposer d’autres choix au gouvernement. Entre les retraites ou les fermetures de centres d'IVG, l'époque est plutôt à la régression en matière de droits des femmes. Le 17 octobre n'était qu'une première étape. Depuis cette date, les initiatives se multiplient (colloques, rencontres, journaux), notamment pour préparer les prochains rendez-vous du 25 novembre ou de la Marche Mondiale pour les Droits des Femmes. Quelque chose s’est passé le 17 octobre : rejoignez le mouvement !
samedi 10 octobre 2009
Sortie du journal n°2 spécial "Egalités professionnelles"
Une manifestation féministe et unitaire… en 2009 ? Vous avez bien lu : « féministe » et « 2009 ». Aujourd’hui en France, les femmes perçoivent des salaires inférieurs de 25% à ceux
des hommes, elles représentent 80% des travailleurs pauvres, elles assurent 72 % des tâches
domestiques. Une femme meurt sous les coups de son conjoint tous les 2 jours 1/2. Une femme est violée toutes les 10 minutes. Des situations isolées, des phénomènes individuels ? Non. Un phénomène de société qui nous concerne toutes et tous. Etre féministe c’est être
moderne et humaniste ! Les femmes se battent donc encore contre les discriminations, l’invisibilité, les violences et les injustices.
Cette manifestation du 17 octobre rassemble près d’une centaine d’organisations politiques, syndicales ou associatives qui combattent le système patriarcal. Celui-ci laisse s’accentuer les mécanismes d’oppression des femmes. Nous le voyons au quotidien à travers les violences mais aussi le sexisme ordinaire, les inégalités salariales, l’avancée des obscurantismes religieux ou la montée de l’assujettissement des corps aux lois du marché.
Nous défilerons le 17 octobre à Paris, pour revendiquer la Liberté, l’Autonomie, la Solidarité, la Dignité, la Laïcité, l’Egalité des femmes et des hommes.
Osez le Féminisme appelle toutes celles et ceux qui veulent en finir avec les inégalités à descendre nombreuses et nombreux dans la rue samedi 17 octobre pour une journée de mobilisation collective… et festive !
Inscription à :
Articles (Atom)





